Acheter un furet

Faisant partie de la famille des mustélidés, au même titre que le vison ou la belette, le furet est un animal domestiqué par l’homme depuis des siècles. D’ailleurs, il a la particularité de ne pas exister à l’état sauvage. En effet, si nos ancêtres les utilisaient pour chasser les rongeurs, et plus récemment, en tant qu’animaux de laboratoire, ils ont envahi ces dernières décennies les habitations en tant qu’animaux de compagnie.

Ainsi, le furet est très habitué à la présence humaine, et il est possible de l’éduquer pour en faire un parfait animal domestique. Toutefois, comme pour toute espèce, adopter un furet ne peut se faire à la légère : il est important de connaître ses besoins, son comportement et son mode de vie avant de s’engager pour les huit à dix ans de sa durée de vie…

Où acheter ou adopter un furet ?

Les furets étant de plus en plus appréciés en tant qu’animaux de compagnie (entre 500 000 et un million seraient déjà présents dans les familles françaises), il existe désormais de nombreux élevages de furetons. Les élevages professionnels sont souvent rassurants, car ils garantissent la provenance de l’animal. Pourtant, il est toutefois conseillé de vérifier quelques informations avant de se lancer : l’élevage doit être déclaré, avec donc un numéro de SIRET, et doit vendre ses furetons sur la base d’un contrat en bonne et due forme. De plus, les animaux doivent être âgés au minimum de huit semaines, car c’est seulement à partir de cet âge qu’ils seront autonomes au niveau de leur alimentation et qu’ils auront vécus assez longtemps auprès de leur furette.

Certains particuliers, souvent amateurs de furets, font aussi de l’élevage, et proposent via des sites spécialisés l’adoption d’animaux. Bien que n’exerçant pas de manière professionnelle, ils doivent tout de même posséder un numéro SIRET et respecter les règles légales. Il est donc important de questionner le vendeut.

Les animaleries se sont aussi mises à vendre des furets, à côté des rongeurs et autres chiens et chats. Elles ont pignon sur rue et sont souvent privilégiées par les acheteurs qui tombent en admiration devant un animal lors d’une venue. Avant de le choisir, il est utile de poser certaines questions, notamment sur la provenance des furets, l’élevage français étant un signe de qualité. En cas de doute, il suffit de demander le numéro de la puce électronique de l’animal. S’il est d’origine française, son numéro débutera par 250.

Enfin, que l’animal soit acheté en animalerie ou en élevage, il faut suivre son intuition : si les lieux semblent peu hygiéniques ou mal entretenus, mieux vaut s’abstenir. Par exemple, en animalerie, si les cages semblent sales ou les coupelles d’eau pas très claires, mieux vaut s’en aller. Cela évitera d’adopter un animal malade. En outre, questionner le vendeur permettra de connaître son niveau d’érudition sur ces animaux et donc de se faire un avis sur le respect du bien-être des furets depuis leur arrivée dans le lieu.

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Comment choisir un furet ?

De nos jours, les éleveurs ne manquent pas d’imagination pour proposer à la vente des furets toujours plus beaux, avec des couleurs très différentes et même un pelage tantôt court, tantôt de type angora, à poils longs. Toutes ces variétés d’animaux sont évidemment le fruit de croisements et de mutations. On trouve dans le commerce principalement trois types de furets : le furet albinos, blanc, le furet putoisé, pigmenté, et donc le furet angora.

Ainsi, tous les goûts sont dans la nature et chaque futur propriétaire aura l’opportunité de trouver un fureton qui lui plaira. Il ne faudra toutefois pas se limiter à l’apparence physique de l’animal avant de l’adopter. Ainsi, avoir un contact physique avec l’animal est essentiel, pour connaître son comportement, même si son éducation n’a pas encore eu lieu. Si le fureton bouge dans tous les sens, voire mordille, c’est peut-être le signe qu’il a peu été habitué à la présence humaine. Il sera alors plus compliqué de le domestiquer. Suivant le temps que l’on pourra accorder à l’éducation de l’animal et la présence d’enfants ou de d’autres animaux dans le logis, il est sans doute plus prudent de choisir un fureton déjà habitué à l’échange avec l’humain.

De plus, un furet est un animal très curieux, vif, toujours en alerte de ce qui se passe autour de lui. Ces signes doivent se retrouver lors des premiers contacts.

Enfin, des vérifications physiques finiront de confirmer la bonne santé de l’animal : cela commence par une vérification du pelage, brillant et sans absence de poil sur une partie du corps. Le visage permet également de vérifier la bonne santé d’un furet : les yeux sont nets, et sans sécrétion, les dents sont bien blanches et régulières, les gencives roses, et les oreilles ne doivent pas être sources de démangeaisons intempestives. Enfin, dernière vérification d’importance, les selles : bien moulées, elles sont preuve d’une bonne santé. Dans le cas contraire, l’animal et ses congénères proches sont à éviter.

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Mâles ou femelles : quel sexe choisir ?

Comme bon nombre d’espèces, les furets ont des caractères différents selon leur sexe. Cela n’a pas véritablement d’importance lorsque l’adoption ne concerne qu’un seul animal, car les deux genres sont habitués à l’homme et sauront apprécier votre présence.

C’est toutefois plus délicat lorsque l’on souhaite faire cohabiter plusieurs animaux. Ainsi, le mâle non castré a davantage de caractère, et va donc vouloir s’affirmer dans un rôle hiérarchique. Faire vivre plusieurs mâles ensemble, cela peut engendre quelques bagarres, voire quelques moments d’agressivité. Cette guerre de territoire peut se retrouver en présence d’un chat ou d’un chien. Enfin, le mâle non castré a une odeur plus forte, qui peut être légèrement désagréable. La castration d’un furet fera diminuer en partie ce tempérament excessif.

La femelle, que l’on reconnait par son museau plus affiné, est plus sociable lors d’une cohabitation. Il est possible de la faire stériliser. Si le propriétaire souhaite faire accoupler sa furette, il ne faut pas attendre qu’elle soit trop âgée, afin d’éviter d’éventuels problèmes de santé.

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Faire cohabiter plusieurs furets ?

Un furet vit entre 8 et 10 ans, parfois plus. Il sera totalement heureux, même seul, à condition que ses maîtres s’occupent de lui quotidiennement. Cela impose de ne pas le laisser dans une cage toute la journée, mais de le sortir le plus souvent possible, et bien sûr de jouer avec lui. Un furet a en effet besoin de beaucoup d’attention. Cela en fait également un excellent compagnon pour les enfants, même s’il est déconseillé de laisser de jeunes enfants seuls en sa présence, pour la sécurité des deux.

D’ailleurs, de nombreux propriétaires laissent les furets en totale liberté dans l’habitation. En effet, bien élevé, l’animal est propre, car il utilise une litière. D’autres propriétaires laissent le furet dans de grandes cages qui comportent plusieurs étages. Il est surtout conseillé d’associer les deux solutions, avec un principe de semi-liberté : en effet, en présence d’humains, l’animal peut être laissé libre. Mais pas sécurité, il est important de pouvoir le rentrer dans une cage en cas d’absence, afin d’éviter toute dégradation ou qu’il ne lui arrive quelque chose.

Si l’on possède moins de temps à consacrer à son furet, il est possible de les faire vivre à deux, sans aucun souci. Par contre, il sera recommandé de les adopter lorsqu’ils sont tous les deux jeunes, afin qu’ils grandissent ensemble. Cela évitera au maximum une incompatibilité d’humeur. Il arrive pourtant qu’un furet décède plus jeune que son congénère. Pour éviter la solitude de son compagnon, un nouvel allié peut le rejoindre. Pour cela, il est important de leur permettre de s’apprivoiser quelques jours, sans les laisser constamment ensemble, pour éviter toute bataille de territoire. Cela se révèle surtout compliqué dès lors qu’il y a un mâle non castré qui serait susceptible de vouloir faire respecter sa prédominance. Enfin, une période de mise en quarantaine du nouveau venu doit être respectée, afin d’éviter qu’il ne contamine son camarade d’une pathologie provenant de l’animalerie ou de l’élevage.

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L’âge idéal d’adoption d’un furet

Comme nous l’avons vu précédemment, le fureton ne doit pas être adopté avant huit semaines, afin qu’il soit apte à vivre sans sa mère. A cet âge, il sera facile de l’éduquer, de l’apprivoiser et de lui permettre de se développer sereinement au sein d’une famille humaine. Cela demandera toutefois de prendre du temps pour lui apprendre la propreté et les interdits qui s’imposent à lui lorsqu’il vit en semi-liberté.

Il n’est pas risqué d’adopter un furet plus âgé, surtout si celui-ci a déjà eu d’autres maîtres auparavant. Mais pour une adaptation réussie, il faudra respecter le caractère déjà affirmé de l’animal. Plus l’animal est âgé, plus il lui est difficile de s’habituer à de nouveaux repères et de modifier ses habitudes de vie. Ce sera alors davantage à ses maîtres de faire le nécessaire pour éviter un changement de vie trop brutal.

Un dernier détail cependant : lors de l’adoption d’un furet âgé, il est préconisé, dans la mesure du possible, de demander le maximum d’informations au sujet de l’animal aux anciens propriétaires : âge précis, suivi médical, vaccinations. Ces informations seront nécessaires pour le suivi de son furet. Dès lors, avec de l’attention et de la patiente, l’animal ne pourra qu’être heureux !